coeur à Damiers : Philippe GIMBERT

Salut les Damiers 💙🤍 !

Cœur à Damiers (saga des internationaux du CAB) : Philippe GIMBERT (4 sélections)

Je ne pouvais pas ne pas évoquer la célèbre première ligne formée de Serge SIMON, Vincent MOSCATO et Philippe GIMBERT, rasés comme des bagnards, lors de la finale de 1991 !   J’aurais pu vous parler, pour ce poste de pilier droit, du doyen des internationaux puisqu’Olivier SOURGENS fut retenu pour une unique sélection (en Nouvelle-Zélande) à 35 ans alors qu’il portait les couleurs de BOURGOIN-JALLIEU… J’aurai pu également évoquer Laurent VERGÉ (1 sélection – carte d’international n°815), rentré à la 16ème minute, à la place de Louison ARMARY, d’un match victorieux à BUCAREST contre la ROUMANIE, en mai 1993 ; il fit dans la foulée une tournée en AFRIQUE du SUD comme remplaçant… C’était, en fait, le quatrième mousquetaire de cette première ligne, championne de FRANCE.

Philippe GIMBERT (4 sélections – carte d’international n°794) : un Appelous chez les « Rapetous » ! Natif de Haute-Loire, Philippe GIMBERT est certainement le plus discret des trois crânes rasés… Il a pourtant obtenu autant de sélections avec le XV de FRANCE que le plus médiatique des trois… Pilier explosif, comme un troisième ligne, formé au jeu groupé, sa carrière internationale s’annonçait prometteuse : on le tenait comme le pilier de demain, le successeur du Basque Pascal ONDARTZ. On louait sa mobilité et sa tenue en mêlée impeccable. Neuf mois plus tard, la gestation s’est arrêtée brutalement, victime collatérale de la très arrogante expulsion de son camarade de première ligne : chauve qui peut !

Sa carrière internationale commença une vingtaine de jours après l’obtention du titre de Champion de FRANCE. Préalable au match d’ouverture de la Coupe du Monde (qui se déroulait en partie en FRANCE), cette première sélection se joua contre la ROUMANIE à BUSCAREST. Les trois bagnards au crâne rasé ont le punch et ne plaisantent pas… Leurs arguments « frappants » décoiffent et ont raison des « Fils des Carpates », mais la victoire a tardé à se dessiner (21-33). Le quatrième et dernier essai tricolore du match à la 64°, Serge SIMON marque sur une offrande de son copain MOSCATO… Cependant, le tiercé n’est pas gagnant !

Lors de la tournée aux U.S.A., le rugby français, bien que victorieux, n’est pas à la hauteur des gratte-ciels et des grandes plaines du far-west… Le désamour semble consommé entre Les « Rapetous » et le XV de France. Serge SIMON s’arrête là et ses deux compagnons loupent la Coupe du Monde 1991 avant de revenir dans le « Tournoi 1992 » où Christophe MOUGEOT les rejoint.

Le « Tournoi » commence par un affrontement contre les Gallois, dans le vieil l’Arms Park de CARDIFF. Trois matches… Troisième victoire (09-12), pour Philippe GIMBERT !  Les cheveux ont repoussé et les Béglais paraissent plus présentables pour saluer la Princesse de Galles, « Lady DY ». Maintenant, il faut se farcir les Anglais, au Parc des Princes où un espèce de cauchemar rugbystique va se dérouler. L’Irlandais, M. HILDITCH, arbitre le match, par un après-midi ensoleillé. Juste avant la mi-temps, il va accorder un essai de pénalité pour une mêlée écroulée… C’est alors qu’un vent de folie souffle sur les « mauvais garçons » du XV de FRANCE. C’est d’abord le pilier Grégoire LASCUBÉ à qui on montre le chemin des vestiaires pour une faute de « stamping » sur un anglais au sol, persuadé de faire un « rucking » : l’Agenais sort du terrain, manches coupées, biceps au vent et la tête basse… Le « huit de devant » est remanié : Jeff TORDO montre au « talon » et MOSCATO glisse pilier. Visiblement, les deux ont envie de serrer les dents et les têtes. Faut-il le rappeler, Vincent MOSCATO est du signe du Bélier ? Malgré les avertissements de Monsieur HILDITCH, l’entrée en mêlée fit des étincelles et Vincent MOSCATO rejoignit précipitamment aux vestiaires son collègue de la première ligne. Ce fut ensuite, un véritable calvaire pour le XV de FRANCE pour une cinglante défaite : croisée « percutante » des attaquants français et « Papy » MOUGEOT qui se claque à courir après un ailier anglais dont il sait qu’il ne le rattrapera jamais… Rory UNDERWOOD file à l’anglaise : « Good Game » ! Défaite, honte et opprobre internationale, la Fédération voit rouge et, désormais, on se passera des Béglais et de leur « foutu » caractère…

J’ai déjà eu l’occasion d’évoquer la reconversion de Philippe GIMBERT (cf. le dixième épisode de la saga sur les bars et restos du CAB). Le « Bouclier de Brennus » a séjourné quelques semaines à « La Blanche », l’enseigne tenue par son nouveau propriétaire, aidé par sa belle-famille… Les REIGT sont une belle dynastie de rugby béglais. Quand on vit à BÈGLES, on tombe dans le rugby, comme une âme qui s’attache à ton âme : Pierre, André, Jean-Pierre (moustique), Christophe, Cathy… jusqu’à Jules et Manon ! On se rappelle que Christophe REIGT était aux portes de l’Équipe de FRANCE : il fit une tournée en ARGENTINE et joua un match contre la province de MENDOZA (ndlr : merci BinBin). Aujourd’hui, il est en charge, en tant que Manager général, des « Bleus à Sept »… Quant à Philippe GIMBERT, il coule des jours heureux dans le Médoc. Il soigne son genou (une maladie de famille ?) et reste aux faits de l’actualité du rugby, histoire d’en saisir l’occasion aux… cheveux !

JYB /K’nar 💙🤍 (le 17 juillet 2022)